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Ressource Néova

Les 12 points à vérifier avant de signer un devis de développement

La grille que nous utilisons pour auditer un devis. Les quatre points marqués en orange sont ceux dont l'absence coûte le plus cher — et ce sont aussi ceux qu'on oublie le plus souvent de demander.

Le réflexe qui fait gagner le plus de temps : ne comparez jamais deux devis sur le prix avant d'avoir vérifié qu'ils décrivent le même périmètre. Un devis deux fois moins cher est presque toujours un devis deux fois moins complet — et l'écart réapparaît en avenants.

Ce que vous achetez vraiment

1
La cession des droits est-elle écrite, noir sur blanc ?

Payer un développeur ne vous rend pas propriétaire du code. En droit français, sans clause de cession écrite, les droits restent au prestataire. Cherchez le mot « cession » et la liste des droits cédés.

Absent dans la majorité des devis que nous auditons.
2
Où vit le code, et à quel nom sont les comptes ?

Dépôt de code, hébergement, nom de domaine, comptes tiers : s'ils sont au nom du prestataire, changer de partenaire devient une négociation. Exigez que tout soit créé à votre nom dès le départ.

C'est le point qui bloque le plus de séparations.
3
Le périmètre est-il détaillé, ou vendu en bloc ?

« Développement de l'application : 24 000 € » n'est pas un devis, c'est un chiffre. Demandez le découpage par fonctionnalité : c'est le seul moyen d'arbitrer, de comparer, et de réduire si le budget serre.

4
Que se passe-t-il quand le périmètre bouge ?

Il bougera. La question n'est pas « si » mais « à quelles conditions » : taux journalier d'avenant, délai de réponse, seuil en dessous duquel c'est inclus.

Vos données, votre continuité

5
Où sont hébergées les données, et comment les récupérez-vous ?

Pays d'hébergement (RGPD), format d'export, délai de restitution en fin de contrat. Si personne ne sait répondre à « comment je récupère tout demain matin », vous n'avez pas un prestataire, vous avez une dépendance.

Rarement écrit, toujours douloureux quand ça manque.
6
Qu'est-ce qui est livré, en plus du code ?

Documentation technique, procédure de déploiement, accès administrateur, schéma de la base. Sans ça, le code est livré mais inexploitable par quelqu'un d'autre.

7
Quelles briques tierces, à quel coût récurrent, payées par qui ?

Envoi d'emails, paiement, cartes, IA, stockage : chacune a un abonnement. Demandez la liste et le coût mensuel estimé à 100, puis à 1 000 utilisateurs.

La livraison et l'après

8
Comment se passe la recette ?

Qui valide, sur quels critères écrits, en combien de temps, et que se passe-t-il en cas de refus. Sans critères écrits, « ça ne marche pas » devient une opinion.

9
Quelle garantie après la livraison, et sur quoi ?

Une garantie de trois mois qui ne couvre que les « anomalies bloquantes » ne couvre presque rien. Faites préciser : correction des bugs, délai d'intervention, ce qui est exclu.

La zone grise la plus rentable pour un prestataire.
10
La maintenance est-elle un contrat séparé, et résiliable ?

Elle doit l'être. Vérifiez la durée d'engagement, le préavis, et surtout qu'aucune clause ne lie la maintenance à la propriété du code ou aux accès.

11
Qui travaille réellement sur le projet ?

Interne, freelance, sous-traitance à l'étranger ? Aucune de ces réponses n'est mauvaise. L'absence de réponse, si.

12
Les paiements sont-ils liés à des livrables, ou au calendrier ?

« 30 % à la signature, 40 % à mi-parcours » ne veut rien dire. « 40 % à la livraison du module de facturation, recette validée » veut dire quelque chose.

Un devis en main, et un doute ?

Nous relisons gratuitement le devis d'un confrère. Sans engagement, et sans vous proposer le nôtre si le sien est bon — c'est arrivé, et ça arrivera encore.

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